Aller au contenu
Eco Toit Renov’06 33 07 61 16

Ce que la montagne change sur un toit

Un toit de plaine et un toit du Chablais portent les mêmes ardoises et lâchent aux mêmes endroits. Ce qui change est ce qu’on leur demande : rester à l’ombre et humides une grande partie de l’année, encaisser des écarts de température que la plaine ne connaît pas, et tenir ce que l’hiver viendra chercher.

Illustration : le toit d’un chalet savoyard en été, son versant à l’ombre noirci par la mousse et le lichen
Le pays

Le versant à l’ombre d’un chalet en plein été. La mousse est noire, la couverture est saine, et c’est le bon moment pour intervenir.

01

Au nord, la mousse ne sèche jamais

Un versant à l’ombre en altitude reste humide une grande partie de l’année. La mousse et le lichen n’y cassent rien, ils gardent l’eau contre la pierre, et c’est ce contact permanent qui use la couverture. Le défaut ne se voit pas d’en bas et ne fuit pas encore : il se paye dix ans plus tard.

Illustration : une noue en zinc sèche entre deux pans d’ardoise, sa soudure visible
La technique

Une noue en zinc, sa soudure et ses fixations. C’est là que la dilatation se lit, pas au milieu du pan.

02

Le zinc travaille tout l’été

Sur un toit d’altitude, l’écart entre une nuit à dix degrés et une tôle au soleil dépasse largement ce qu’on connaît en plaine. Le zinc s’allonge et se rétracte chaque jour, et ce sont les soudures et les points fixes qui encaissent. Une noue qui a vingt étés derrière elle ne ressemble plus à une noue neuve.

Une bâche bleue tendue et lestée sur une toiture pour arrêter une infiltration
Mise hors d’eau

Une mise hors d’eau. Le geste est le même partout : arrêter l’eau d’abord, réparer proprement ensuite.

03

L’orage d’été casse plus que l’hiver

Les dégâts brutaux d’un toit de montagne arrivent souvent l’été : une rafale d’orage qui soulève quelques ardoises, de la grêle qui fend une tuile, une gouttière noyée par vingt minutes de pluie violente. Ce sont des réparations d’une journée, à condition d’être vu avant l’automne.

Illustration : le dessous d’un débord de toit alpin, chevrons de mélèze et lame d’air ventilée avec sa grille
La technique

La lame d’air à l’égout. C’est par là que l’air entre, et sans elle l’isolant se mouille par l’intérieur.

04

Sous la couverture, l’air doit circuler

Une toiture bien isolée mais mal ventilée fabrique de la condensation, et cette eau-là vient de l’intérieur. Elle mouille l’isolant, qui perd son pouvoir isolant, ce qui refroidit encore la sous-face et aggrave la condensation. Le défaut s’entretient tout seul, et il se voit d’abord sur les bois.

Questions

Ce que vous avez le droit de me demander

Vous connaissez les couvertures de la région ?

Question légitime, et voici la réponse honnête. Je travaille l’ardoise, la tuile mécanique, la tuile plate, le zinc et l’étanchéité bitumineuse depuis des années. Ce sont les matériaux que je maîtrise et vous les retrouverez sur la page mes chantiers.

Sur une couverture traditionnelle en lauzes ou sur un bardeau de mélèze de chalet ancien, je vous orienterai vers un couvreur de la vallée qui ne fait que cela. Ce n’est pas de la modestie, c’est que ces couvertures se réparent avec des gestes et des approvisionnements locaux qu’on n’improvise pas.

Vous montez par tous les temps ?

Non, et personne de sérieux ne le fait. Un toit mouillé, gelé ou pris par le vent ne se travaille pas : c’est comme ça qu’on tombe et qu’on casse des ardoises. Pour une fuite déclarée je passe quand même mettre hors d’eau, ce qui se fait depuis une échelle et sous bâche.

Pour le reste, on convient d’une date et je vous préviens si la météo la déplace. Un chantier reporté d’un jour vaut mieux qu’un chantier bâclé.

Quand faut-il faire regarder son toit ?

Avant l’hiver plutôt qu’après. Un solin décollé ou trois ardoises déplacées se reprennent en une heure à l’automne, et deviennent une infiltration dans l’isolant en février. C’est le contrôle le moins cher que vous puissiez me demander.

Un contrôle à l’automne coûte une heure, pas un chantier

06 33 07 61 16

Yvoire et tout le Chablais et bas Léman.